Creutzwald: UE La Houve
La mort d’un géant à L’UE LA HOUVE Creutzwald
La fin de toute une histoire, celle des Houillères du Bassin de Lorraine. Cette vidéo a été tournée à Creutzwald ce 21 Mars 2007.
Glück Auf
Creutzwald : le chevalement s’est finalement écroulé
Après avoir résisté mardi à une découpe au chalumeau, à des charges d’explosifs et à des tentatives de déstabilisation par câbles interposés, le chevalement rouge du siège II de la Houve à Creutzwald est finalement tombé, hier.
Théo, 2 ans et demi, était pressé d’enfiler ses bottes en caoutchouc, hier matin, et d’arriver au siège II de la Houve à Creutzwald. Debout au milieu de l’ancien carreau minier, le petit garçon désigne du doigt le chevalement rouge tenant maintenant sur trois pieds quand on lui demande ce qu’il vient faire là : Il va tomber ! , annonce-t-il en rigolant. Mais avant, attention, il va y avoir un gros boum ! , prévient Sandra, sa mère, venue exprès de Ham-sous-Varsberg.
A l’instar de cette famille, des hommes, des femmes, anciens mineurs ou pas, avaient patienté de longues heures la veille pour voir finalement le colosse d’acier résister aux charges d’explosifs, à une découpe au chalumeau et à plusieurs tentatives de déstabilisation par câbles interposés. Mardi, nous avions placé douze amorces sur chacun des deux pieds droits de l’édifice mais quatre d’entre-elles sur le même bigue n’ont pas explosé , explique Marc Vandevelde, chef de secteur au sein de la société Cardem (groupe De Vinci), spécialisée dans tous types de destructions à Hauconcourt.
Usant du même scénario, les techniciens ont, cette fois, utilisé douze amorces pour faire basculer le colosse du haut de sa cinquantaine de mètres. A 11 h 31 exactement, un coup de trompette annonce la mise à mort du géant rouge, celui par lequel des milliers de gueules noires ont pénétré dans les entrailles de la terre jusqu’en avril 2004, date de la fermeture de la dernière mine charbonnière de France. Une explosion rompt aussitôt le silence quasi religieux régnant alentour et le chevalement vacille sur son pylône fragilisé. En quelques secondes, dans un fracas assourdissant, tout un symbole se retrouve à terre. J’ai mal aux tripes, lâche un mineur, son appareil photo immortalisant une page importante de l’histoire du charbon lorrain. Son histoire.
source: Républicain Lorrain

